22 novembre 09 Solennité du Christ, Roi de l'Univers Saint(s) du jour :Sainte Cécile (+ 230)

22 novembre 09  Solennité du Christ, Roi de l'Univers     Saint(s) du jour :Sainte Cécile (+ 230)


Solennité du Christ, Roi de l'Univers

Saint(s) du jour :Sainte Cécile (+ 230)



Livre de Daniel 7,13-14.

Moi, Daniel, je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d'homme ; il parvint jusqu'au Vieillard, et on le fit avancer devant lui.Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et toutes les langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite.

Psaume 93(92),1-2.5.


Le Seigneur est roi ; il s'est vêtu de magnificence, le Seigneur a revêtu sa force. Et la terre tient bon, inébranlable ; dès l'origine ton trône tient bon, depuis toujours, tu es. Tes volontés sont vraiment immuables : la sainteté emplit ta maison, Seigneur, pour la suite des temps
.

Livre de l'Apocalypse 1,5-8.

Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né d'entre les morts, le souverain des rois de la terre. À lui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,qui a fait de nous le royaume et les prêtres de Dieu son Père, à lui gloire et puissance pour les siècles des siècles. Amen. Voici qu'il vient parmi les nuées, et tous les hommes le verront, même ceux qui l'ont transpercé ; et, en le voyant, toutes les tribus de la terre se lamenteront. Oui, vraiment ! Amen ! Je suis l'alpha et l'oméga, dit le Seigneur Dieu, je suis celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 18,33-37.

Alors Pilate rentra dans son palais, appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien parce que d'autres te l'ont dit ? Pilate répondit : « Est-ce que je suis Juif, moi ? Ta nation et les chefs des prêtres t'ont livré à moi : qu'as-tu donc fait ? » Jésus déclara : « Ma royauté ne vient pas de ce monde ; si ma royauté venait de ce monde, j'aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Non, ma royauté ne vient pas d'ici. » Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C'est toi qui dis que je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix. »

COMMENTAIRE DU JOUR

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
  La Prière, 25 ; GCS 3, 356 (trad. bréviaire).

« Que ton règne vienne » (Mt 6,10)

Le règne du péché est inconciliable avec le règne de Dieu. Si donc nous voulons que Dieu règne sur nous, que « jamais le péché ne règne dans notre corps mortel ». Mais « faisons mourir en nous ce qui appartient encore à la terre », portons les fruits de l'Esprit. Ainsi, comme dans un paradis spirituel, le Seigneur se promènera en nous, régnant seul sur nous, avec son Christ. Celui-ci « trônera » en nous, « à la droite de la puissance spirituelle », que nous désirons recevoir, jusqu'à ce que tous ses ennemis qui sont en nous « deviennent l'escabeau de ses pieds », et que soit chassée loin de nous toute « principauté, puissance et souveraineté ».

Tout cela peut arriver en chacun de nous jusqu'à ce que « soit détruit le dernier ennemi, la mort », et que le Christ dise en nous : « Mort, où est ton dard venimeux ? Enfer, où est ta victoire ? » Dès maintenant donc, « que ce qui est périssable en nous » devienne saint et « impérissable ; que ce qui est mortel...revête l'immortalité » du Père. Ainsi Dieu régnera sur nous et nous serons déjà dans le-bonheur de la nouvelle naissance et de la résurrection.


(Références bibliques : Rm 6,12; Col 3,5; Gn 3,8; Mt 26,64; Ps 110,1; 1Co 15,24.26.55.53)
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# Posté le mercredi 25 novembre 2009 17:14

16 novembre Sainte Marguerite

16 novembre Sainte Marguerite
Lundi 16 novembre 2009,

Tous les marguerite
Le saint du jour: Ste Marguerite d'Ecosse (reine, morte en 1093)

Sainte Marguerite Reine d'Ecosse


Au martyrologe, on relève vingt-et-une Marguerite (dont le nom signifie perle précieuse), depuis la jeune martyre, décapitée à Antioche vers 303, jusqu'aux deux religieuses guillotinées à Orange le 9 juillet 1794 : Marguerite de Justaumont et Marguerite Charransol. La Margaret anglo-saxonne fêtée aujourd'hui, arrive chronologiquement en seconde position, et mérita si bien son prénom que l'introït de sa messe, la salue comme admirable par son exquise charité envers les pauvres ; de plus, l'évangile (Matthieu XIII, 45-46) est la parabole de la perle précieuse.

Petite nièce du saint roi Edouard le Confesseur1 , née vers 1045, Marguerite naquit exilée en Hongrie où elle resta jusqu'à l'âge de neuf ans. Revenue en Angleterre, elle dut fuir l'invasion normande (1066), et se réfugier en Ecosse où elle fut accueillie par le roi Malcolm III2 qui l'épousa en 1070, au palais de Dunfermline3. En vingt-trois ans de mariage, ce couple exemplaire eut huit enfants : six garçons (Edouard, Ethelred, Edmond, Edgard4, Alexandre5, David6) et deux filles (Edith7 et Marie) dont deux auront l'honneur des autels (David, roi d'Ecosse, et Edith, reine d'Angleterre).

Malcolm III était un rude guerrier, peu lettré, bien qu'il parlât trois langues vivantes, mais profondément amoureux et admiratif de sa femme qui, avec intuition et tact, devint l'inspiratrice des réformes du royaume : plusieurs conciles nationaux où la reine s'entretenait doctement avec les théologiens et les pontifes, ramenèrent les Ecossais aux pratiques romaines ; rappel des commandements de l'Eglise, spécialement la communion pascale et le repos dominical ; extirpation des rites païens, fâcheusement mêlés au culte, surtout pendant la messe ; proscription des mariages entre proches parents ; début du carême fixé au mercredi des cendres ; fondation d'une abbaye locale sur le modèle de Cluny ; construction d'une église dédiée à la Sainte Trinité.

Chaque matin de l'avent et du carême, la souveraine lavait les pieds de six pauvres et soignait personnellement neuf orphelins, puis, l'après-midi, avec le roi, elle servait trois cents miséreux comme des hôtes privilégiés. Si le peuple les surnommait la providence des pauvres gens, certains courtisans craignaient la ruine des finances publiques ; la reine leur répondit : « La main des pauvres, voilà bien la sûre et unique assurance des trésors royaux. Ce coffre-fort, les voleurs les plus habiles ne parviendront jamais à le forcer ! » Son ami et confesseur Thierri, son premier biographe écrivit : « Malcolm apprend de son épouse comment passer une nuit d'adoration. La ferveur du roi étonne. N'acquiert-il pas l'esprit de componction et le don des larmes, signe extérieur de repentir !... Constamment, la souveraine encourage son illustre époux aux œuvres de justice et de miséricorde aussi bien qu'à la pratique de toutes vertus chrétiennes. »

La chambre de la reine Marguerite était un véritable atelier tout rempli des ornements liturgiques qu'elle confectionnait avec de précieux tissus qu'elle faisait importer d'Italie. La nuit, après avoir pris quelque repos, elle se relevait pour prier, récitait les matines de la Sainte-Trinité, à quoi elle ajoutait celles de la Sainte-Croix ou celles de la Sainte-Vierge ; souvent, elle disait aussi l'office des morts et lisait des psaumes avant que de dire des laudes. Au matin, elle faisait quelques charités, entendait une ou plusieurs des messes basses de ses chapelains, puis assistait à la messe solennelle.

« Elle gardait la plus rigoureuse sobriété dans ses repas, ne mangeant qu'autant qu'il fallait pour ne pas mourir, et fuyant tout ce qui aurait pu flatter la sensualité. Elle paraissait plutôt goûter que manger ce qu'on lui présentait. En un mot , ses œuvres étaient plus étonnantes que ses miracles : car le don d'en faire lui fut aussi communiqué. Elle possédait l'esprit de componction dans un degré éminent. Quand elle me parlait des douceurs ineffables de la vie éternelle, ses paroles étaient accompagnées d'une grâce merveilleuse. Sa ferveur était si grande en ces occasions, qu'elle ne pouvait arrêter les larmes abondantes qui coulaient de ses yeux ; elle avait une telle tendresse de dévotion, qu'en la voyant, je me sentais pénétré d'une vive componction. Personne ne gardait plus exactement qu'elle le silence à l'église ; personne ne montrait un esprit plus attentif à la prière. »

Réaliste et lucide, Marguerite d'Ecosse établit la religion, la justice et la paix, pour le bonheur de ses sujets, et ses contemporains lui rendirent un hommage unanime : « Si, dans tout notre pays, des Higlandes au Cheviot Hills, elle fonde églises, hospices et monastères, sa réalisation principale demeure celle du bienfait. » Sous son impulsion, Malcolm fit bâtir la cathédrale de Durham, fonda le monastère de la Trinité à Dunferline, et, avec l'accord du pape, créa les évêchés de Murray et Carthneff qui s'ajoutèrent aux quatre évêchés existants. Pour l'Ecosse, les vingt-et-une années de ce règne demeurent un âge d'or venu, dirent les vieux hagiographes, de ce qu'« Une source pure donne de belles eaux ; une sainte mère, une sainte reine, forment de belles âmes. »

En 1093, Malcolm III défendait l'Ecosse contre Guillaume le Roux8, fils de Guillaume le Conquérant, quand, le 13 novembre, à Alnwick (Northumberland), il fut tué au combat, avec son fils-aîné, comme la reine en eut le pressentiment : « Le jour même de la mort du monarque, la reine apparaît triste et pensive. Elle confie à ses suivantes : Aujourd'hui, ce 13 novembre, peut-être l'Ecosse est-elle frappée d'un malheur si grand qu'elle n'en éprouva pas de semblable depuis de longues années. Le quatrième jour (16 novembre), lors d'une accalmie de santé car elle est malade depuis six mois, la souveraine se fait porter dans son oratoire. De retour en ses appartements, la fièvre qui redouble et les douleurs qui augmentent, l'obligent à s'aliter. Les chapelains recommandent son âme à Dieu. Elle envoie chercher une croix. Marguerite embrasse délicatement le crucifix et forme à plusieurs reprises, sur elle-même, le signe sacré du salut. Ensuite, serrant la croix entre ses mains, la pieuse reine y fixe don regard et récite le Miserere ... Sur ce, arrive du front son fils Edouard qui croit prudent d'énoncer la pieuse restriction mentale : Malcolm se porte bien ! La reine réplique doucement : Certes, il se porte si bien que je vais vite le rejoindre là-haut. Et puis, tous les assistants, émus jusqu'aux larmes, écoutent la dernière prière de la moribonde : Dieu tout-puissant, merci de m'avoir envoyé si grande peine, à la fin de ma vie. Puisse-t-elle, avec votre miséricorde, me purifier de mes péché ! Seigneur Jésus qui, par votre mort, avez donné la vie au monde, délivrez-moi du mal ! Marguerite expira. Il y avait dans sa mort tant de tranquillité, tant de paix, qu' on ne saurait douter que son âme ait été admise dans le séjour de l'éternelle tranquillité, de la paix éternelle. Chose prodigieuse ! son visage sur lequel la mort avait mis sa pâleur habituelle, reçut, après la mort même, une teinte si pure et si parfaite de rose et de blanc, qu'on eût pas dit que la reine était décédée, mais qu'elle dormait. »

On enterra la reine Marguerite dans l'église de la Sainte-Trinité de Dunfermline, contre l'autel, en face de la croix qu'elle avait plantée, où elle fut bientôt rejointe par son époux. Le 21 septembre 1249, le pape accorda une indulgence à qui visiterait l'église de Dunferline au jour de sa fête ; elle fut canonisée en 1251 par Innocent IV. A l'époque de la réforme protestante (1538), ses restes furent pieusement enlevés par les catholiques et transportés en Espagne où, pour les accueillir, Philippe II édifia une chapelle à l'Escurial. En 1673, à la demande instante du recteur de l'église romaine Saint-André des Ecossais, Clément X, proclama Marguerite patronne de l'Ecosse. A ce titre, ses clients, descendants des Pictes, des Scots et des Angles, vénèrent et invoquent dans une même prière « le bon et pieux roi Malcolm, avec son épouse, la charitable Marguerite qui, tous deux, jamais les pauvres n'oublièrent. » Le chef de sainte Marguerite, donné à Marie Stuart, fut sauvé par un bénédictin qui le porta à Anvers (1597) ; on le donna aux jésuites écossais de Douai d'où il disparut à la Révolution.

# Posté le lundi 16 novembre 2009 07:22

Trente-troisième dimanche du temps ordinaire : le 15 novembre 09 ; Saint(s) du jour :St Albert le Grand, évêque et docteur de l'Eglise (1193-1280)

 	  Trente-troisième dimanche du temps ordinaire : le 15 novembre 09 ;  Saint(s) du jour :St Albert le Grand, évêque et docteur de l'Eglise (1193-1280)



Trente-troisième dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour :St Albert le Grand, évêque et docteur de l'Eglise (1193-1280)


Livre de Daniel 12,1-3.


Moi, Daniel, j'ai entendu cette parole de la part du Seigneur: "En ce temps-là se lèvera Michel, le chef des anges, celui qui veille sur ton peuple. Car ce sera un temps de détresse comme il n'y en a jamais eu depuis que les nations existent. Mais en ce temps-là viendra le salut de ton peuple, de tous ceux dont le nom se trouvera dans le livre de Dieu.Beaucoup de gens qui dormaient dans la poussière de la terre s'éveilleront : les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et la déchéance éternelles. Les sages brilleront comme la splendeur du firmament, et ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude resplendiront comme les étoiles dans les siècles des siècles. »

Psaume 16,5.8.9-10.11.

Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable. Mon coeur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m'abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. Tu m'apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! A ta droite, éternité de délices !

Lettre aux Hébreux 10,11-14.18.

Dans l'ancienne Alliance, les prêtres étaient debout dans le Temple pour célébrer une liturgie quotidienne, et pour offrir à plusieurs reprises les mêmes sacrifices, qui n'ont jamais pu enlever les péchés.Jésus Christ, au contraire, après avoir offert pour les péchés un unique sacrifice, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu. Il attend désormais que ses ennemis soient mis sous ses pieds. Par son sacrifice unique, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qui reçoivent de lui la sainteté. Or, quand le pardon est accordé, on n'offre plus le sacrifice pour les péchés.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 13,24-32.

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « En ces temps-là, après une terrible détresse, le soleil s'obscurcira et la lune perdra son éclat.Les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l'homme venir sur les nuées avec grande puissance et grande gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel. Que la comparaison du figuier vous instruise : Dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l'été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l'homme est proche, à votre porte. Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n'arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Quant au jour et à l'heure, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père.

COMMENTAIRE DU JOUR

Cardinal John Henry Newman (1801-1890), prêtre, fondateur de communauté religieuse, théologien
« The Invisible World » PPS, IV, 13 (trad. AELF)

L'exemple du figuier

Une fois seulement par an, mais une fois pourtant, le monde que nous voyons fait éclater ses puissances cachées et se révèle lui-même en quelque sorte. Alors, les feuilles paraissent, les arbres fruitiers et les fleurs s'épanouissent, l'herbe et le blé poussent. Il y a un élan soudain et un éclatement de la vie cachée que Dieu a placée dans le monde matériel. Eh bien ! ceci nous est comme un exemple de ce que le monde peut faire au commandement de Dieu. Cette terre...éclatera un jour en un monde nouveau de lumière et de gloire dans lequel nous verrons les saints et les anges. Qui penserait, sans l'expérience qu'il a eue des printemps précédents, qui pourrait concevoir deux ou trois mois à l'avance que la face de la nature qui semblait morte puisse devenir si splendide et si variée ?...

Il en est de même pour ce printemps éternel qu'attendent tous les chrétiens ; il viendra quoiqu'il tarde. Attendons-le, car « il viendra sûrement, et il ne tardera pas » (Hé 10,37). C'est pourquoi nous disons chaque jour : « Que ton règne vienne ! » Ce qui veut dire : « Montre-toi, Seigneur ; toi qui es assis au milieu des chérubins, montre-toi, manifeste-toi. Réveille ta puissance, viens nous délivrer » (cf Ps 79,2-3).

Source : L'Évangile au Quotidien
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 15:10

11 novembre on célèbre ST MARTIN

11 novembre on célèbre ST MARTIN
saints du 11 novembre

SAINT MARTIN DE TOURS (+ 397)

que les Eglises d'Orient appellent aussi " saint Martin le Miséricordieux ". Il est né en Pannonie, l'actuelle Hongrie, sur les frontières de l'empire romain où son père était en garnison. A 15 ans ans, il est soldat car la loi romaine obligeait les fils de soldats à s'enrôler dans l'armée. Il est muté en Gaule et c'est là, qu'à Amiens, il rencontre le pauvre grelottant à qui il donne son manteau et dont il apprend durant la nuit que c'est le Christ qui lui a fait cette demande. Il hésitait à devenir chrétien, il s'y décide enfin. Il quitte l'armée pour rejoindre saint Hilaire à Poitiers. Avec lui, il fonde le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou. C'est là qu'il sera enlevé par les habitants de Tours qui en font leur évêque. Mais l'ancien soldat devenu chrétien ne s'enfermera pas dans sa cité. Il évangélisera parcourant les campagnes jusqu'à sa mort, à Candes, sur les bords de Loire, en disant cette parole :"Seigneur, s'il ne faut, garde-moi en vie, car je ne refuse pas le labeur." En France, près de 500 localités et bourgades portent son nom.

# Posté le mardi 10 novembre 2009 15:38

Modifié le mardi 10 novembre 2009 15:51

8 Novembre 09 Trente-deuxième dimanche du temps ordinaire Saint(s) du jour :Saint Geoffroy (+1115), Jean Dun Scot, Frère mineur, théologien (+ 1308)

8 Novembre 09 Trente-deuxième dimanche du temps ordinaire  Saint(s) du jour :Saint Geoffroy (+1115),  Jean Dun Scot, Frère mineur, théologien (+ 1308)
Trente-deuxième dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour :Saint Geoffroy (+1115), Jean Dun Scot, Frère mineur, théologien (+ 1308)


Premier livre des Rois 17,10-16.


Le prophète Élie partit pour Sarepta, et il parvint à l'entrée de la ville. Une veuve ramassait du bois ; il l'appela et lui dit : « Veux-tu me puiser, avec ta cruche, un peu d'eau pour que je boive ? » Elle alla en puiser. Il lui dit encore : « Apporte-moi aussi un morceau de pain. » Elle répondit : « Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu : je n'ai pas de pain. J'ai seulement, dans une jarre, une poignée de farine, et un peu d'huile dans un vase. Je ramasse deux morceaux de bois, je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste. Nous le mangerons, et puis nous mourrons. » Élie lui dit alors : « N'aie pas peur, va, fais ce que tu as dit. Mais d'abord cuis-moi un petit pain et apporte-le moi, ensuite tu feras du pain pour toi et ton fils. Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d'Israël : Jarre de farine point ne s'épuisera, vase d'huile point ne se videra, jusqu'au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre. » La femme alla faire ce qu'Élie lui avait demandé, et longtemps, le prophète, elle-même et son fils eurent à manger. Et la jarre de farine ne s'épuisa pas, et le vase d'huile ne se vida pas, ainsi que le Seigneur l'avait annoncé par la bouche d'Élie.


Psaume 146(145),5-10.

Heureux qui s'appuie sur le Dieu de Jacob, qui met son espoir dans le Seigneur son Dieu, lui qui a fait le ciel et la terre et la mer et tout ce qu'ils renferment ! Il garde à jamais sa fidélité, il fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain ; le Seigneur délie les enchaînés. Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes, le Seigneur protège l'étranger. Il soutient la veuve et l'orphelin, il égare les pas du méchant. D'âge en âge, le Seigneur régnera : ton Dieu, ô Sion, pour toujours !


Lettre aux Hébreux 9,24-28.

Le Christ n'est pas entré dans un sanctuaire construit par les hommes, qui ne peut être qu'une copie du sanctuaire véritable ; il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu.Il n'a pas à recommencer plusieurs fois son sacrifice, comme le grand prêtre qui, tous les ans, entrait dans le sanctuaire en offrant un sang qui n'était pas le sien ; car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion depuis le commencement du monde. Mais c'est une fois pour toutes, au temps de l'accomplissement, qu'il s'est manifesté pour détruire le péché par son sacrifice. Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois, puis de comparaître pour le jugement, ainsi le Christ, après s'être offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude, apparaîtra une seconde fois, non plus à cause du péché, mais pour le salut de ceux qui l'attendent.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,38-44.

Dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places publiques,les premiers rangs dans les synagogues, et les places d'honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement : ils seront d'autant plus sévèrement condamnés. » Jésus s'était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait la foule déposer de l'argent dans le tronc. Beaucoup de gens riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s'avança et déposa deux piécettes. Jésus s'adressa à ses disciples : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu'elle avait pour vivre. »

COMMENTAIRE DU JOUR

Saint Anselme (1033-1109), moine, évêque, docteur de l'Église
Lettre 112, à Hugues le reclus (trad. Orval)

« Elle a tout donné »


Au Royaume des cieux, tous ensemble, et comme un seul homme, seront un seul roi avec Dieu, car tous voudront une seule chose et leur volonté s'accomplira. Voilà le bien que, du haut du ciel, Dieu déclare mettre en vente.

Si quelqu'un se demande à quel prix, voici la réponse : il n'a pas besoin d'une monnaie terrestre, celui qui offre un Royaume dans le ciel. Personne ne peut donner à Dieu que ce qui lui appartient déjà, puisque tout ce qui existe est à lui. Et cependant, Dieu ne donne pas une si grande chose sans qu'on n'y mette aucun prix : il ne la donne pas à celui qui ne l'apprécie pas. En effet, personne ne donne ce qui lui est cher à celui qui n'y attache pas de prix. Dès lors, si Dieu n'a pas besoin de tes biens, il ne doit pas non plus te donner une si grande chose si tu dédaignes de l'aimer : il ne réclame que l'amour, sans quoi rien ne l'oblige à donner. Aime donc, et tu recevras le Royaume. Aime, et tu le posséderas... Aime donc Dieu plus que toi-même, et déjà tu commences à tenir ce que tu veux posséder parfaitement dans le ciel.


Source : L'Évangile au Quotidien
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 16:07